Co-construire l’intérêt général grâce au pro bono

Par Pro Bono Lab

[ CONSTAT ]

Face au pessimisme, retrouver du sens

Aujourd’hui, 75% des Français déplorent la faiblesse de la cohésion sociale dans notre pays1. Les enjeux économiques, sociaux et environnementaux actuels fragilisent notre société, entretenant un climat morose. Au-delà des difficultés de la vie quotidienne, de nombreux individus envisagent également leur avenir de manière pessimiste.

Prenons l’exemple des jeunes. Selon une étude d’une fondation anglaise portant sur les jeunes de 15 à 21 ans dans une vingtaine de pays2, les jeunes Français se montrent les plus pessimistes : 53% pensent que le monde se dégrade. Quant aux jeunes de 15 à 35 ans qui ont répondu à l’enquête « Que du bonheur » menée par l’association Générations Cobayes et l’entreprise sociale Domplus3, 75% d’entre eux n’ont pas confiance en l’avenir de la France.

Dans le monde du travail, les phénomènes de « burn-out » et autres formes de mal-être  révèlent également un changement du rapport à l’entreprise. Le Labo de l’ESS, qui a mené une étude sur le sujet, observe que le travail perd de son sens et fait de plus en plus souffrir, notamment à cause d’exigences accrues de compétitivité et d’objectifs à court terme4.

Enfin, parallèlement à cela, les nombreuses associations françaises, qui grâce à leur action participent activement à la cohésion sociale, sont confrontées à la baisse de leurs financements, notamment publics, et à des besoins sociaux de plus en plus complexes auxquels elles doivent pourtant apporter des réponses. Elles peuvent néanmoins compter sur leurs ressources bénévoles, puisque les Français sont nombreux à s’engager bénévolement ou à l’avoir déjà fait : l’étude « La France Bénévole » menée par Recherches & Solidarités montre qu’ils sont 63% en 2016.

Malgré leur opinion plutôt négative de la situation actuelle, les Français ont donc aussi la volonté ou l’espoir de pouvoir changer un peu les choses.5

[ ENJEUX ]

Besoin de sens, besoins en compétences

Depuis plusieurs années, les associations cherchent à se professionnaliser pour s’adapter à ces contraintes : elles doivent faire toujours plus avec moins de ressources. Elles sont donc à la recherche de bénévoles, mais aussi de compétences et de talents, sans toujours savoir où les trouver.

D’autre part, de plus en plus d’individus font part de leur recherche de sens, dans leur vie professionnelle mais aussi au-delà : ils souhaitent « faire quelque chose » (83% des jeunes dans l’étude de Générations Cobayes et Domplus), mais ne savent pas toujours à qui s’adresser et où aller (55% des répondants). En outre, l’engagement bénévole évolue en France : d’un bénévolat régulier, sur le long-terme, on s’oriente aujourd’hui vers un bénévolat de plus en plus ponctuel, « à la carte », avec des personnes qui souhaitent s’engager malgré leurs contraintes de temps et pour en retirer également des bénéfices, comme le sentiment d’utilité.

Associations et individus en quête d’opportunités d’engagement se cherchent, mais peuvent avoir des difficultés à se trouver et à s’accorder. Comment organiser leur rencontre, de manière à permettre à ceux qui sont en recherche de sens de contribuer à une meilleure cohésion sociale en aidant les acteurs qui sont le plus à même de l’encourager ?

[ SOLUTIONS ]

Et si on co-construisait l’intérêt général ?

En France, de nouveaux acteurs apparaissent : experts de la mobilisation et de l’engagement citoyen, ils jouent le rôle d’intermédiaire entre ceux qui souhaitent s’engager pour l’intérêt général, et les associations en recherche de bénévoles. Ils s’appellent France Bénévolat, Tous Bénévoles, Passerelles & Compétences, Benenova ou Pro Bono Lab. Ils recueillent les besoins des associations pour proposer des missions bénévoles à des individus en quête de sens.

Certains se sont spécialisés dans le pro bono, soit le fait de mettre à disposition ses compétences pour servir l’intérêt général. Les compétences recherchées par les associations sont nombreuses : communication, stratégie, finance, informatique…

 

© Pro Bono Lab – Il était une fois le pro bono

 

35% des Français se disent intéressés par le pro bono selon une étude menée par Pro Bono Lab avec l’IFOP6.
Ceux qui déclarent ne pas l’être disent que c’est parce qu’ils ne savent pas quelles compétences proposer, ou à quelles structures s’adresser. Les acteurs de la mobilisation peuvent répondre à ces interrogations, en conseillant ceux qui souhaitent s’engager sans savoir comment.

Enfin, certains formats proposés par les acteurs de la mobilisation, comme le mécénat de compétences, permettent également aux entreprises de s’engager pour une société plus apaisée et solidaire en donnant l’occasion à leurs salariés d’utiliser leurs compétences pour venir en aide à des organisations à finalité sociale.

D’après une étude de l’Observatoire national des partenariats, 84% des Français considèrent qu’il est urgent qu’associations et entreprises co-construisent ensemble pour résoudre les problèmes de société.7

Triple bénéfice à la clef : l’entreprise s’investit concrètement pour la société, les salariés engagés se sentent utiles, les associations obtiennent un coup de pouce pour se développer davantage !

Nous avons tous des compétences et des talents : les associations n’attendent rien d’autre que d’en bénéficier. En co-construisant l’intérêt général grâce à la participation des citoyens, des entreprises et des associations, nous pouvons construire une société plus cohésive et plus pacifiée.

Engageons-nous !

EN SAVOIR PLUS SUR PRO BONO LAB

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  1. CREDOC, Le modèle social à l’épreuve de la crise : Baromètre de la cohésion sociale 2014
  2. Varkey Foundation, Generation Z: Global Citizenship Survey
  3. Générations Cobayes et Domplus, Que du bonheur
  4. Le Labo de l’ESS, Transformer l’emploi, redonner du sens au travail
  5. Recherches & Solidarités, La France bénévole 2016
  6. Pro Bono Lab, Panorama du Pro Bono 2016
  7. Etude ARPEA-Citoyens, OpinionWay-Comisis, Novembre 2012

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