Déchets et économie circulaire

par The Greener Good

[ CONSTAT ]

Des efforts en matière de réduction des déchets

Dans un monde à la population toujours grandissante où le modèle de société de consommation est depuis longtemps entériné dans les consciences, la gestion du cycle de vie des déchets que produit inévitablement un tel paradigme est un élément fondamental des enjeux écologiques actuels.

Si la décharge est toujours la destination de prédilection de nos déchets, occasionnant risques de pollution et gaspillage conséquent de matières premières, des voies alternatives émergent.

Promues par les gouvernements ou des associations, les principes comme le tri des déchets, la gestion du recyclage, la méthanisation et le compostage des déchets organiques font aujourd’hui partie des nombreux procédés auxquels le citoyen attentif a accès.

Le concept du « zéro déchet », consistant à chercher à réduire au maximum les déchets du quotidien, est aujourd’hui plébiscité par beaucoup.

Ces idées entrent plus globalement dans la notion d’économie circulaire, qui vise la disparition de la notion de déchet telle qu’on la connaît. L’objectif ? Réintégrer les matières premières d’un produit hors d’usage dans la conception de nouveaux produits.

L’économie circulaire bouleverse le cycle de vie du produit dans son ensemble, en intégrant les aspects environnementaux de sa conception (utilisation de matériaux réutilisables), à sa distribution et à son usage (maximisation de la durabilité, à l’inverse de l’obsolescence programmée).

Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises cherchent à intégrer ces notions, par exemple en tenant compte de la fin de vie des produits dans un but de réemploi ou de recyclage. Le site « economiecirculaire.org«  recense de nombreuses initiatives de ce genre.

La scène politique cherche elle aussi à porter ces tendances.  Ainsi, en France, la loi de transition énergétique de 2015 a affirmé la volonté du gouvernement d’encourager cette démarche via des objectifs précis : réduction de 50 % la quantité de déchets mis en décharge d’ici 2025, découplage progressif entre croissance économique et consommation de matières premières…

 

[ ENJEUX ]

La transition vers une économie circulaire est indispensable

La transition d’un modèle économique linéaire (produit > déchet) vers une économie circulaire a des enjeux autant écologiques qu’économiques ; il est donc logique que ces concepts aient intégré les discours politiques et industriels.

La réduction de la consommation en matières premières et énergie, au vu de leur réutilisation cyclique, représente pour eux un attrait certain. L’Union Européenne voit ainsi en ce modèle circulaire une véritable source d’économies et de création d’emplois.

D’un point de vue écologique, citons quelques exemples représentatifs des conséquences de la mauvaise prise en charge des déchets. Les stratégies d’accumulation dans des décharges ou d’incinération provoquent l’émission de gaz à effets de serre et de produits chimiques toxiques relâchés dans l’environnement (atmosphère, sols, cours d’eau). Les déchets jetés dans la nature peuvent avoir une durée de vie de plusieurs millions d’années. Il peut en résulter des conséquences dramatiques pour la santé humaine et les écosystèmes.

Sans évoquer les funestes conséquences écologiques de la mauvaise gestion des déchets, l’avènement de l’économie circulaire est plus que nécessaire. En effet, l’épuisement des ressources naturelles dont nous disposons est inéluctable, et extrêmement proche de nous. Or, argent, cuivre, uranium, pétrole… probablement évaporés avant 2050.

D’où la nécessité d’une bien meilleure prise en charge de la fin de vie des produits, de la promotion du recyclage, de la réutilisation… Aujourd’hui, à peine 15% de l’or et de l’argent sont récupérés sur les matériels en fin de vie, le reste finit dans des décharges ou disparaît de la circulation. Un score certes plus honorable que jadis, mais tant reste à faire.

 

[ SOLUTIONS ]

Des initiatives associatives et citoyennes pour sensibiliser le grand public et agir sur la législation

De nombreuses associations agissent auprès du grand public et des entreprises sur la problématique des déchets, par de l’accompagnement, de la sensibilisation, de la formation (recyclage, compostage…), et ce sur divers thèmes : déchets ménagers, vêtements, composants informatiques…

 © The Greener Good – Actions de sensibilisation

 

 

L’association Zéro Waste France est une telle organisation. D’envergure nationale, elle aide les particuliers, associations locales, entreprises et collectivités via des conférences, animations d’ateliers et débats, sur de nombreux thèmes liés à la gestion des déchets. Elle dispose d’une envergure suffisante pour agir auprès des responsables politiques français et européens pour faire évoluer la législation et pour saisir la justice sur certaines affaires.

Le modèle d’économie circulaire lui-même est le sujet central de plusieurs associations, qui aident au développement d’initiatives au sein des entreprises, ou initient un dialogue avec les pouvoirs publics. C’est ce que font par exemple la Fondation Ellen MacArthur ou l’association Orée qui regroupe entreprises, collectivités territoriales, organismes académiques et institutionnels dans le but de développer une réflexion et mettre en œuvre des outils dédiés.

D’autres initiatives citoyennes comme les Repair Cafés sont en plein essor. Promouvant la réparation collective des objets, donc la prolongation de leur durée de vie, ces associations sont une réaction salutaire à la société du tout-jetable.

Enfin, des citoyens indépendants choisissent de partager leurs expériences en librairie ou sur le web. Ces auteurs ou vidéastes (on peut citer FamilleZeroDechet.com ou la franco-américaine Béa Johnson) présentent des solutions pratiques aux problématiques du quotidien, en accord avec la philosophie zéro déchet. Dans le même ordre d’idées, certains choisissent d’ouvrir des boutiques zéro déchet, physiques ou en ligne, et proposent des produits réutilisables, biodégradables ou conditionnés en vrac.

 

Ces associations et initiatives sont catalyseurs d’un certain éveil des consciences, et chaque jour de nouveaux modes de pensées, de nouveaux réflexes se mettent progressivement en place.

 

EN SAVOIR PLUS SUR the greener good

 

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