Garantir le bon usage des dons privés

Par Don en confiance

[ CONSTAT ]

Les dons privés pour renforcer la capacité d’action des associations 

L’environnement économique de plus en plus contraint et concurrentiel fait de la sollicitation de la générosité du public un enjeu majeur aujourd’hui pour le secteur à but non lucratif.

De plus en plus d’organisations se tournent vers l’appel public à la générosité, un marché encore mal exploité semble-t-il, puisque la France ne se situe qu’à la 81e place du World Giving Index1. Toutefois, force est de constater que les Français sont de plus en plus généreux : en 2015, ils ont donné 4 % de plus qu’en 2014 (entre 4,4 et 4,6 milliards d’euros), avec une augmentation du don moyen2. Le budget alloué par les entreprises françaises au mécénat progresse, passant de 2,8 milliards d’euros en 2013 à 3,5 milliards d’euros en 2015, soit une augmentation de 25 % en deux ans3.

De surcroît, les associations et fondations faisant appel aux dons sont plébiscitées par les Français pour conduire des actions d’intérêt collectif dans de nombreux domaines. Cette tendance se révèle encore plus prononcée chez les jeunes4. Ainsi, les enjeux sociétaux, économiques et environnementaux de plus en plus prégnants conjugués aux crises et catastrophes humanitaires multiples rendent incontournable l’effort de générosité, pour permettre aux associations de prendre en charge des missions d’intérêt général qui y répondent.

→ découvrir le baromètre 2016
[ ENJEUX ]

Maintenir la confiance des donateurs

Si le don manuel en réponse à un mailing demeure le vecteur de la générosité le plus répandu en France, la tendance est à la diversification. Collecte de rue, crowdfunding, courrier, e-mailing, téléphone, et même SMS, porte-à-porte… sont aujourd’hui autant de moyens de collecter des dons. S’installent peu à peu dans notre quotidien différentes formes de générosité dite « embarquée », qui fonctionnent sur le principe du microdon adossé à des transactions (consommation, transaction bancaire, salaire), mais aussi les arrondis (sur salaire, en caisse) ou les cartes (de don, de paiement solidaire). En parallèle, le développement des nouvelles technologies voit fleurir depuis quelques années une multitude d’initiatives particulièrement imaginatives (applications, plateformes, portails de don ou d’engagement, qui proposent au public le soutien de projet sur un mode participatif par un don et/ou en collectant soi-même, via sa propre page de collecte)5.

Bien que générant de faibles montants comparés à la volumétrie totale de la collecte (hors situations d’urgence), ces modes de collecte ouvrent de nouveaux horizons pour le développement de la générosité et méritent la plus grande attention en raison de leur potentiel de croissance. Leur apparition soulève de nouveaux enjeux en termes de transparence et d’éthiqueet maintenir la confiance des donateurs dans un contexte où l’innovation en matière de collecte constitue une piste de développement de la générosité est un défi en soi.

[ SOLUTIONS ]

Transparence et engagement comme vecteurs de confiance

Contrôle et transparence sont autant de garanties supplémentaires pour les donateurs. En particulier, comme dans d’autres secteurs, les Français considèrent de plus en plus la transparence comme l’un des leviers de confiance les plus importants. Dans le même temps, ils sont près de 80 % à attacher de l’importance à l’existence d’un contrôle des organisations qui les sollicitent6.

Démarche innovante née il y a près de 30 ans, le label « Don en confiance » visant à accroître la confiance des donateurs est, dans ce contexte, plus que jamais d’actualité. Il permet d’encourager la générosité des personnes physiques et entreprises mécènes, et de renforcer les capacités d’action et d’innovation des organisations à but non lucratif par un contrôle exigeant, global et continu de leur fonctionnement. Il rassemble aujourd’hui 86 associations et fondations labellisées, tous secteurs confondus, représentant 1,5 milliard d’euros issus de fonds privés.

Au regard des attentes de plus en plus fortes qui pèsent sur le secteur, le Don en confiance joue le rôle de « tiers de confiance » pour tous les donateurs en s’appliquant à faire respecter par les organisations labellisées un corpus d’exigences réunies dans une Charte de déontologie. Dans le but de préserver et développer une relation de confiance entre le secteur et les généreux donateurs, les organisations labellisées « Don en confiance » s’engagent à agir en transparence en les informant sur l’utilité des actions qu’elles mènent – dire ce qu’elles font – et en les assurant du respect des intentions annoncées – faire ce qu’elles disent. Par exemple, le Don en confiance préconise de réaliser chaque année un « Essentiel »7.

Avec l’essor dans les années 1990 de la collecte auprès du public à grande échelle, le Don en confiance s’est légitimement attaché, dès les premières années de son existence, à réguler les conditions de recours à des intermédiaires de collecte afin de prévenir les comportements excessifs qui pouvaient choquer l’opinion et mettre à mal la confiance du public. Actuellement, le respect des exigences de la Charte par ces intermédiaires relève des organisations labellisées. En outre, le Don en confiance s’emploie à les partager et à les expliciter à tous les prestataires qui en font la demande et qui sont nombreux chaque année à prendre l’initiative d’une prise de contact, y compris en amont du lancement de leurs offres sur le marché.

EN SAVOIR PLUS SUR LE don en confiance

Télécharger l’article au format PDF



  1. cafonline.org/about-us/publications/2016-publications/caf-world-giving-index-2016
  2. La générosité des Français, 21ème édition, novembre 2016, Recherches & Solidarités : recherches-solidarites.org/media/uploads/la_generosite-2016-vf.pdf
  3. Baromètre CSA-Admical du mécénat d’entreprise en France, mai 2016 : admical.org/sites/default/files/uploads/basedocu/barometre_admical_csa_2016_vdef.pdf
  4. Baromètre de la confiance Don en confiance/Kantar Sofres 2016 : donenconfiance.org/barometre-de-la-confiance
  5. Etude Cerphi, France Générosités, Association Française des Fundraisers, Crédit coopératif, « Les financements innovants des associations et fondations : état des lieux et perspectives », déc. 2013
  6. Baromètre de la confiance Don en confiance/Kantar Sofres 2015 : donenconfiance.org/barometre-de-la-confiance
  7. Plus d’information sur l’Essentiel : donenconfiance.org/759_p_47694/l-essentiel-des-organisations-labellisees

Un commentaire Ajoutez le votre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *