Le partage alimentaire : une action solidaire et écologique

par HopHopFood

[ CONSTAT ]

Un gaspillage alimentaire alarmant

Lorsque les ressources financières sont très contraintes, les dépenses alimentaires tendent à se réduire, surtout en fin de mois.

Si les quantités peuvent être diminuées, les arbitrages favorisent aussi des aliments pauvres en vitamines et l’équilibre alimentaire est menacé. Des carences et davantage d’obésité sont souvent constatées. Une enquête complète de l’Institut national du Cancer  en 2009 estime que 12 % des foyers français sont en insécurité alimentaire. De plus, leur alimentation révèle une carence en fruits, légumes et poissons, trop chers.

Dans le même temps, le gâchis alimentaire est une réalité qui ne cesse d’être dénoncée. Chaque année en France, 10 millions de tonnes de déchets alimentaires sont produits, dont 6,5 millions par les particuliers (deux fois plus que les déchets de la restauration et la distribution réunies). 20 % ne sont pas périmés et souvent non entamés, soit 20 kg par Français et par an. À Paris, le gâchis alimentaire des particuliers est le triple de celui des autres régions. Une ressource existante qui pourrait contribuer à la solidarité entre particuliers.

[ ENJEUX ]

Éviter le gaspillage et développer la solidarité

La lutte contre le gâchis et le gaspillage alimentaire à travers des outils technologiques a suscité la création de nombreuses structures de type start-up, dont le business model est fondé sur la commission lors du partage de l’alimentation, que ce soit en B to B (par exemple Wearephenix), B to C (par exemple Too Good To Go) ou C to C  (par exemple Meet Ze Chef). Elles n’ont pas vocation à créer des espaces de solidarités alimentaires, où le partage de nourriture s’effectuerait sans contrepartie monétaire, de manière désintéressée.

[ SOLUTIONS ]

Des espaces de solidarité alimentaire

Manque et gâchis. Ces deux réalités peuvent être vécues, notamment dans les grandes villes, à quelques mètres les unes des autres, d’une rue à l’autre, voire d’un étage d’immeuble à un autre.

Pour répondre à ce problème, l’association HopHopFood a décidé de créer une plate-forme électronique« HopHopFood » afin de géo-localiser et de mettre en contact ceux qui n’ont, à un moment, pas assez et ceux qui, ponctuellement ou de manière générale, ont trop. Celle-ci, simple, rapide et plaisante, sera lancée en France d’ici l’été 2017. Elle sera accessible depuis tous smartphones, tablettes ou ordinateurs PC.

 

© HopHopFood

 

En parallèle de cette plate-forme, l’association HopHopFood veut mettre en place des « espaces de solidarité alimentaire ». L’association souhaite à ce titre identifier, en lien avec différents partenaires, les lieux de vie où les besoins alimentaires, ponctuels ou plus réguliers, peuvent être importants (résidences pour étudiants, foyers d’accueil pour femmes seules avec enfants, pour jeunes adultes, pour migrants et réfugiés…). Ces lieux sont nombreux en ville. Ils pourraient devenir rapidement des espaces de solidarité alimentaire de grande proximité.

L’association HopHopood a entamé des discussions avec différents partenaires potentiels (Ville de Paris, MakeSense, supermarché coopératif la Louve à Paris…) pour commencer à développer son projet dans des endroits « pilotes » comme dans les 18e et 11e arrondissements de Paris, ou en Occitanie, avec l’aide de partenaires locaux.

EN SAVOIR PLUS SUR HOPHOPFOOD

 

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